Comment le groupe AIR FRANCE-KLM a repris en main son usine logicielle


Publié par
Emeline BERLAND

22 décembre 2014

Cet article a été rédigé par Fabien L. d’AIR FRANCE-KLM. Il présente le virage effectué pour rénover son usine logicielle lors de la fusion d’AIR FRANCE et de KLM. Vous découvrirez également les challenges auxquels l’entreprise a été confrontée, et en quoi les outils Atlassian se sont avérés être la solution adaptée pour y répondre.

Pour se démarquer de ses concurrents, et dans un contexte de transport aérien complexe, il est indispensable d’avoir un système d’information performant et innovant pour répondre aux opportunités métier, et réactif aux fluctuations de conjoncture. Par exemple, en quelques années nous sommes passés d’une carte d’embarquement au format papier, aux billets électroniques, puis au code barre 3D sur vos smartphones et prochainement au NFC. Pour cela, le groupe AIRFRANCE-KLM peut s’appuyer sur une DSI forte d’environ 2500 employés.

Une fusion pour tout changer !

Lors de la fusion avec KLM, nous en avons profité pour rénover notre système de production logicielle, en mettant l’accent notamment sur l’intégration continue.

Nos outils de développement étaient anciens, et généralement basés sur des solutions propriétaires. Notre challenge fut d’améliorer l’efficacité des devs, d’avoir une meilleure collaborativité, d’ajouter de la flexibilité dans l’écosystème sans perdre de vue notre principal driver : la réduction des coûts. Dans ce contexte, l’open source s’avère généralement être la meilleure solution. Bien que les outils d’Atlassian ne le soient pas, leur avancée technologique (comparée aux éditeurs historiques), la maturité de certains de leurs produits et leur politique tarifaire avantageuse nous ont conduit à les retenir.

Passage à l’aire industrielle

Ainsi, depuis 6 ans, les développements chez AIR FRANCE-KLM se font sur une forge logicielle constituée aujourd’hui des briques suivantes : ECLIPSE / MAVEN / NEXUS / GIT / JIRA / BAMBOO.

Cela représente environ 1200 dépôts GIT, 1500 plans BAMBOO (équivalent Jenkins), 1000 projets JIRA. La mise en place de cette forge a permis la suppression de tâches fastidieuses et répétitives. Ainsi la productivité des développeurs a augmenté significativement : déchargés de ces tâches, il peuvent se concentrer sur le “Right Product” avec les Métiers et les AMO.

L’outillage c’est bien ! Mais pour en optimiser l’efficacité, la méthodologie joue un rôle crucial. Aujourd’hui, comme de nombreux acteurs du marché, nous nous sommes tournés vers les méthodes Agile. Atlassian propose un add-on pour JIRA pour gérer cet aspect. Cela nous a permis de mieux négocier ce virage, et d’apporter de la souplesse. Grâce aux Atlassian University, nous avons pu former à moindre coût nos collaborateurs sur l’utilisation des board Kanban / Scrum en e-learning.

Nous cherchons toujours à améliorer nos process de développement !

Atlassian, utilisant lui même ses propres outils, propose régulièrement de nouvelles solutions : par exemple Stash. Sur ce périmètre, nous allons faire évoluer notre forge pour remplacer scm-manager (très bonne solution opensource). En effet, Stash s’intègre parfaitement dans l’écosystème Atlassian. Les liens entre JIRA/BAMBOO/STASH s’en trouvent renforcés (trigger workflow, bamboo trigger, etc), la configuration en est simplifiée, et nos utilisateurs se retrouvent dans des outils ayant la même ergonomie.

Nos prochains enjeux sont l’automatisation des tests fonctionnels avec l’approche BDD, des test de charges, la qualité de code. Une fois toutes ces briques mises en place dans la forge, nous pourrons terminer l’élaboration du pipeline, pour atteindre notre cible : le déploiement continu. Forts des connaissances désormais acquises sur ces outils et grâce à l’expertise de Valiantys, nous pouvons envisager sereinement ces futurs changements.