Respect des bonnes pratiques: facteur essentiel dans la réussite des projets d’implémentation JIRA


Publié par
Jérémie MARTINEZ

25 mars 2015

Dans beaucoup d’organisations, les outils Atlassian sont d’abord des outils installés et utilisés en dehors des autres briques du système d’information. Cela s’explique par leur souplesse et leur facilité de prise en main qui leur permettent de couvrir rapidement et simplement tous types de besoins. Grâce à leur succès, ces outils prennent rapidement de l’ampleur et finissent donc par être (plus ou moins bien) intégrés au SI de l’organisation. C’est alors l’heure du bilan et c’est rarement glorieux…

Prenons le cas typique d’un JIRA qui a vécu et évolué au fil des besoins. Sa configuration est complexe, ses performances sont parfois mauvaises et personne ne sait réellement comment l’administrer. Pour réorganiser tout cela et s’assurer un meilleur avenir, il est nécessaire de mettre en place une politique de gouvernance et d’adopter des bonnes pratiques. En voici deux exemples:

Avec une nomenclature bien précise, les objets tu nommeras.

Très régulièrement lorsque nous intervenons chez nos clients et que nous souhaitons ajouter ou modifier des éléments de configuration, nous nous retrouvons face à des pages d’administration remplies de systèmes aux noms exotiques :

BlogFormation01

Sur les 5 écrans présentés ci-dessus, le rôle de chacun est difficilement déductible du nom de l’objet.

Impossible alors de savoir sans analyse pour qui et pourquoi ce système a été fait. La solution de facilité va alors être de créer un nouveau système répondant à notre besoin et dont on peut être sûr du fonctionnement, quitte à créer un doublon.

Ce comportement reproduit à l’infini va finalement surcharger votre instance JIRA qui sera moins utilisable et très difficilement maintenable.

Pour corriger cela, il va falloir s’imposer l’utilisation d’une nomenclature de nommage pour chacun des éléments que l’on va utiliser. Cette nomenclature permet de repérer en un coup d’œil l’utilité d’un objet de configuration, son positionnement parmi tous les niveaux d’objets proposés par JIRA et de savoir quels sont les impacts d’une éventuelle modification.

BlogFormation02

En appliquant le pattern suivant pour le nom des écrans : <ProjectCategory>_<ObjectType>_<UsageType>_<OperationNameOrTransitionName>_<IssueType>_<Version>, il devient facilement possible de distinguer les écrans entre eux. Même si cela peut sembler fastidieux au départ, le gain de temps sera inestimable au bout de quelques mois ou années d’utilisation.

Tes add-ons, avec intelligence, tu choisiras.

Deuxième ‘erreur’ typique sur les instances JIRA : l’utilisation d’add-ons peu recommandables. En effet, au cours des missions d’audit que nous menons régulièrement chez nos clients, nous nous retrouvons souvent face à des instances JIRA sur lesquelles des add-ons inconnus sont installés. Personne ne sait pourquoi.

Commence alors une longue et fastidieuse enquête sur la Marketplace et/ou sur Google afin de trouver des traces du fameux add-on et comprendre à quoi il sert. Finalement, il s’avère souvent que l’add-on en question est pas ou très peu utilisé et qu’il est possible de le désinstaller ou de le remplacer par paramétrage sans impact pour les utilisateurs.

L’abandon d’un add-on ‘inconnu’ a pour effet d’alléger l’instance, de simplifier son paramétrage et cela peut également entraîner un gain de performance (certains add-ons, notamment de reporting, sont très gourmand en ressource serveur.)

Pour ne plus reproduire ce type d’erreur, il conviendra de se poser les questions suivantes au moment d’installer un add-on :

  • Est-ce que l’add-on que je veux installer est disponible sur la Marketplace d’Atlassian ?
  • Est-ce que l’add-on que je veux installer correspond à mon besoin ?
  • Est-ce que l’add-on que je veux installer sera utilisé dans d’autres contextes ?
  • Est-ce que le besoin que je veux couvrir est suffisamment important pour prendre la peine d’installer un nouvel add-on ?
  • Est-ce que l’add-on est édité par un éditeur connu ?
  • Est-ce qu’une documentation pertinente pour l’add-on est disponible ?
  • Est-ce qu’un outil de support à l’add-on est disponible ?
  • Est-ce que le rythme de publication des versions de l’add-on est bon ?
  • Est-ce que l’éditeur publie une version compatible de l’add-on en moins d’un mois après la sortie d’une version majeure de JIRA ?

Si les réponses à ces questions sont un grand OUI, alors vous pouvez installer l’add-on. Sinon, mieux vaut s’abstenir.

Conclusion

En adoptant ces deux bonnes pratiques, votre gestion de l’instance JIRA ne pourra qu’être améliorée.

Pour aller plus loin et apprendre d’autres bonnes pratiques, Valiantys vous propose la formation JIRA Administration.

Destinée aux futurs administrateurs de JIRA, cette formation de deux jours permet, à travers les concepts présentés et des exercices de paramétrage, d’acquérir les bons réflexes pour la gestion quotidienne de l’outil. Cela vous permettra ensuite de complétement réorganiser votre instance JIRA.

Vous l’aurez compris, bien administrer une instance JIRA ne s’improvise pas et suivre aujourd’hui la formation JIRA administration proposée par Valiantys sera le meilleur moyen pour vous de gagner beaucoup de temps demain.

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Vous êtes plus Confluence que JIRA, Valiantys a également la formation qu’il vous faut.