Nouvelle mouture pour GreenHopper


Publié par
Paul ROCHE

13 juin 2012

Nous avons été conviés en marge du Summit, et en notre qualité d’Experts, à une présentation de la nouvelle version de GreenHopper. J’en étais…

L’invitation était d’autant plus alléchante qu’elle faisait de nous les « happy few » à pouvoir visiter les nouveaux locaux qu’Atlassian vient d’investir pour répondre à son expansion.

Le bâtiment est un de ces hangars typiques des docks de San Francisco. Longtemps désaffectés, ils font aujourd’hui le bonheur des compagnies IT, qui y trouvent un cadre de travail plutôt cool combinant à la fois hauteur de plafond et luminosité.

Jugez du résultat, mais ne vous méprenez pas sur les tables de ping-pong, tireuses à bière et autres sièges massants, car ces gens là travaillent comme des fous, et le résultat est plutôt bluffant pour ce qui concerne la refonte de GreenHopper.

Shaun Clowes est depuis quelques mois son product manager et assurait à ce titre la présentation. Il en a profité pour rappeler les évolutions depuis la version 5.8, qui s’inscrivait déjà dans le même cycle de renouvellement du produit

Comme GreenHopper est avant tout réputé pour son ergonomie, rien d’étonnant donc à ce que sa refonte ait porté avant tout sur son graphisme. Il se veut dorénavant:

  1. plus dynamique: les différents boards ont non seulement été renommés par des actions (Plan=Planning board, Work=Task board et Report=Charting board) mais l’on peut surtout permuter de l’un à l’autre sans recharger la moindre page. La notion de board correspond dorénavant au « rapid board » qui se veut plus global en condensant à la fois la planif, le suivi et le reporting. Les « rapids boards » sont des objets au même titre que les dashboards dans JIRA, on peut donc en créer plusieurs portant sur le même projet JIRA.
  2. plus synthétique: les rapid boards s’articulent en deux colonnes, celle de gauche avec la backlog, celle de droite affichant le détail de l’issue en cours de sélection dans cette même backlog (On pourra s’en donner à coeur joie avec les raccourci clavier).

    Si l’affichage en mode « card » est encore disponible, il sera à terme condamné, GreenHopper essayant visuellement de s’extraire de l’agilité traditionnelle, celle qui consistait à « passer au tableau »
  3. plus ergonomique avec le « sprint marker », curseur que l’on balade de haut en bas dans sa backlog pour délimiter et initier rapidement un sprint…

    …mais aussi avec les swimlane qui permettent de décomposer les tâches d’un sprint sur la base d’un filtre JQL
  4. plus souple, avec la possibilité de partir d’une backlog composée de différents projets JIRA…

    …ou encore avec des sprints qui ne correspondront plus nécessairement à une fix version de ces mêmes projets…
  5. plus intéractif, puisque l’on voit maintenant directement en survolant le burndown chart quelle issue contribue à quelle hauteur dans la complexité du sprint…

    …mais aussi parce que vos Team calendars dans Confluence sont désormais capables d’afficher automatiquement les dates de tous les sprints de votre projet.
  6. plus communicatif avec l’introduction d’un sprint report, qui sur la base d’une release note, donne un récapitulatif du sprint, burndown chart à l’appui, pour distinguer le travail qui a été implémenté de celui qui sera reporté au sprint suivant.

Nous savons que peu d’entre vous motivent leurs montées de version JIRA uniquement pour GreenHopper. Vous choisissez plutôt au contraire la version meilleure disponible en fonction de celle de JIRA.

Vous devrez donc upgrader au minimum en JIRA 4.4 pour pouvoir gouter à ces rapids boards.