ShipIt Valiantys – en route pour la victoire (1ère partie)


Publié par
Chris LE PETIT

6 juillet 2016

Parmi les réjouissances prévues durant les célébrations des 10 ans de Valiantys, il y avait le tout premier ShipIt de Valiantys. Il s’agit d’une compétition de 24 heures durant laquelle nous devions imaginer un projet d’amélioration utile à l’équipe de Valiantys, à nos clients ou aux deux. Ayant participé à quelques Hackathons par le passé, j’étais super enthousiaste à l’idée d’y participer.

Avant de démarrer, il a fallu composer nos équipes et soumettre nos idées – une description succincte de ce que nous avions l’intention de proposer et quel problématique notre concept allait résoudre. Heureusement que ce n’était pas ma première fois. Nous devions choisir l’idée dont la faisabilité et l’utilité seraient les plus pertinentes. L’équilibre est fragile : faut-il opter pour la « facilité » mais en prenant le risque de n’impressionner personne et de ne pas récolter suffisamment de votes ou à l’inverse, choisir un vrai challenge mais qui risque qui d’être trop complexe avec la potentielle menace de n’avoir rien à présenter à la fin des 24 heures.

Objectif : formation

Nous avons décidé de créer une application pour aider les personnes qui viennent de suivre une formation Valiantys à capitaliser leurs connaissances. Deux jours de formations intensives à l’administration JIRA représentent une quantité d’informations astronomique, sans parler des notes manuscrites et des supports de cours. Mon retour d’expérience, des applications Duoling et Memrise, m’a appris qu’on pouvait aider nos apprenants à mieux capitaliser sur leur nouveau savoir en leur permettant de pratiquer un peu chaque jour.

Notre équipe est constituée de 3 Consultants : Gaël, Larbi et moi-même et d’un Chargé d’Affaires : Bertrand. A quatre, nous avions donc une large palette de compétences. Nous avons décidé de concentrer notre projet sur deux axes : une application web à laquelle il serait possible de se connecter via mobile et PC et une application iOS qui fonctionnerait même non connectée.

Arrivés sur place à Barcelone, nous avons rencontré et salué le reste des équipes de Valiantys et partagé un bon déjeuner avant d’attraper un café et de descendre dans la salle dédiée afin de se mettre au travail. Nous avons commencé par organiser les tâches par personne puis nous nous sommes assurés que chacun pourrait terminer sa part à temps.

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Partage des tâches

Nous avions des compétences variées et peu de chevauchement dans les domaines clés donc nous avons pu nous répartir le travail facilement. Larbi a pris en charge l’appli web pendant que je développais l’appli iOS. Bertrand a parcouru nos guides de formation et créé les questionnaires d’après leurs contenus. Il a fait appel à son légendaire flair commercial pour peaufiner la présentation finale. Enfin, Gaël a complété l’équipe en convertissant les questions dans un format compatible avec les bases de données afin que Larbi et moi puissions les intégrer à nos applications. Il a aussi travaillé sur les détails de la conception.

Une fois le projet lancé, j’avais l’assurance que nous finirions à temps, à moins, bien-sûr, d’un imprévu de dernière minute. Tout le monde ne partageait pas mon enthousiasme. Bertrand m’a regardé droit dans les yeux en me disant que nous visions l’impossible… ce qui fut une bonne chose puisque ça m’a donné, à moi, encore plus envie de relever le défi et à Bertrand, la détermination pour travailler encore plus.

Plutôt que de penser à un agenda ultra précis, nous avons défini des actions clés. Le gong final était à 11h le lendemain, nous avons donc noté 9h comme deadline pour conclure notre projet et nous concentrer sur la présentation. Il était déjà 14h. Nous avons pris une heure pour organiser les bases de notre présentation : nous avons mis en place notre environnement de développement et fait fonctionner une version basique. Après cette heure, nous étions plus détendus et confiants, alors nous avons fait ce que toutes les équipes font lors d’un ShipIt à Barcelone : nous sommes allés nous installer autour de la piscine.

 

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Dans les temps pour le dîner

Au moment du dîner, nous avions déjà sérieusement progressé : les premières séries de questions tournaient sur les deux versions d’applications sans problème de validation ou de notation. Nous avions une liste de questions et de réponses dans divers formats (JSON, CSV, etc.), les maquettes des applications et des visuels étaient prêtes à l’emploi.

Tout en discutant de nos progrès, le besoin de cas pratiques pour illustrer la démonstration de nos applications a surgi – et il nous fallait être succincts et percutants car seulement deux minutes nous étaient allouées pour présenter notre ShipIt, soit 30 secondes pour l’introduction, 30 secondes de démo par application et 30 secondes pour conclure. Nous avons opté pour une présentation de nos démos via une vidéo intégrée aux diapositives Powerpoint plutôt que de risquer de nous louper avec une vidéo séparée et d’agacer les Dieux de la démo live. Super confiants, nous avons fini par nous mettre d’accord sur une vidéo plus commerciale que technique. L’idée était de montrer un administrateur frustré luttant pour se remémorer sa formation. Puis d’introduire nos applis et montrer l’apaisement qu’elles lui procuraient.

Nous avons écrit un court scénario et laissé la tâche pour le lendemain … il serait toujours temps de se battre avec iMovie.

Quand le malheur frappe

La confiance à son comble, j’ai décidé que je pouvais m’accorder un peu de temps libre. J’avais des amis de Sydney de passage sur Barcelone, alors je me suis éclipsé 1 heure…. ou 2, pour aller les rejoindre.

Malheureusement, je ne savais pas que le métro Barcelonais fermait si tôt, ni que les taxis disponibles étaient si rares et encore moins qu’Uber n’existait pas en Espagne. Après avoir attendu trop longtemps pour un hypothétique taxi, j’ai fini par rentrer à pied jusqu’à l’hôtel, soit 3 heures plus tard que l’horaire initialement prévu.

Pendant ce temps-là, Bertrand, particulièrement inquiet de ne pas me voir rentrer, décide de reprendre les choses en mains afin que notre projet ne soit pas en péril. Il nous fallait trouver un plan B. Il reprit tout ce que nous avions fait jusque-là et commença à élaborer une présentation de notre objectif ambitieux, à partir du peu de résultats finaux que nous avions et démontra, malgré tout, la valeur ajoutée de notre projet.

Un peu de patience… la suite dans quelques jours…